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La fondatrice
Elle est la première à s'être mise en chemin. Un nouveau style de vie se fait jour autour de cette jeune institutrice.
Photo: Fokolar-Bewegung

Chiara Lubich

Née à Trente en 1920, Chiara Lubich a donné naissance, en 1943, durant la Deuxième Guerre mondiale, à une Œuvre d’une ampleur exceptionnelle, présente actuellement dans 182 pays comptant quelque 2,5 millions de membres. Parmi eux, des hommes et des femmes de 350 Églises et Communautés ecclésiales, des musulmans, juifs, bouddhistes, hindous, taoïstes… ainsi que des personnes sans conviction religieuse. Chiara Lubich est décédée en 2008.

En 60 ans d’existence, cette spiritualité de l’unité a fait naître des milliers d’initiatives concrètes menées à bien par des adultes, des jeunes et des enfants.

Afin d’apporter une réponse aux graves disparités sociales, Chiara Lubich a lancé en 1991 à Sao Paulo (Brésil) l’« Économie de communion », un projet qui anime aujourd’hui près de 800 entreprises dans le monde. Des centaines de thèses universitaires ont été effectuées sur les cinq continents, des congrès sont organisés sur ce thème dans les universités et par des organismes nationaux ou internationaux (Unesco).

L’engagement de Chiara Lubich a été notamment récompensé par le Prix Templeton pour le progrès de la Religion (1977), par le Prix Unesco de l’éducation à la Paix (1996) et par le Prix européen des droits de l’homme (1998). Depuis 1996, neuf titres de Docteur honoris causa ont été décernés à Chiara Lubich par des universités d’Europe, d’Amérique latine, d’Asie et des États-Unis. Des distinctions qui reconnaissent l’apport décisif de son expérience appliquée à différentes disciplines : de la philosophie à l’économie en passant par la psychologie, la théologie et les communications sociales.

Citoyenne d’honneur de plusieurs villes à travers le monde, cumulant les prix œcuméniques, Chiara Lubich a aussi été présidente d’honneur de la Conférence Mondiale des Religions pour la Paix (WCRP).

Simple laïque, Chiara Lubich était une personnalité écoutée par les plus hautes autorités civiles ou religieuses de toutes confessions et religions. Approuvée par Jean XXIII, écoutée par Paul VI, proche de Jean-Paul II, elle a participé à deux synodes d’évêques.

De la Thaïlande à New York, de l’Inde au Cameroun, elle captivait des publics de tous âges : chrétiens, bouddhistes, musulmans, hindous, juifs… Elle est intervenue au siège de l’ONU, au Parlement européen ou… à Berne pour les 150 ans de la Constitution fédérale, à Genève en 2002 à la Cathédrale St-Pierre et au Conseil Œcuménique des Églises.

De la Suisse, elle disait : « c’est ma seconde patrie ». Elle a en effet séjourné tous les étés en Valais durant plus de 30 ans.